Conférences Paris web 2015 | Compte rendu d’une intégratrice

A Paris Web, on trouve de merveilleuses conférences sur le web mais pas que.
Ce que j’aime particulièrement dans cet événement c’est la facilité de communication entre tous les participants, cette soif d’apprendre et de partager mais aussi la diversité de ses conférences.

Certes, cela se rapportera toujours au web d’une manière ou d’une autre mais c’est à mon sens très ouvert. On s’intéresse aux méthodes et outils de travail mais aussi aux personnes et à leur bien-être. On apprend à mieux travailler en équipe et on y partage des expériences et des solutions.
Tout ça aide à avancer dans la bonne direction.

L’accessibilité

Je reviens de ce Paris Web des idées plein la tête, l’envie d’améliorer mon travail, mes méthodes, ma communication et principalement le désir de progresser dans un domaine : l’accessibilité.
On oublie trop souvent que l’accessibilité c’est surtout faciliter l’accès à l’information en général. J’ai profondément aimé la conférence sur Le défi d’une personne aveugle de Sylvie Duchateau. J’ai pu prendre conscience du quotidien d’un utilisateur aveugle et je la soutiens à 100% lorsqu’elle dit que c’est un devoir de rendre nos sites accessibles.

Et après la conférence d’Oliver Nourry : Le jour où l’on n’aura plus besoin de l’accessibilité, et l’atelier de Denis Boudreau : Tester l’accessibilité de son site Web avec NVDA, je rentre bien décidée à faire de gros efforts dans mon travail.
Même si les projets sur lesquels je travaille ne me permettent pas de faire du 100% accessible, je compte bien en faire un maximum, cela ne peut être que bénéfique.
Puis un peu, c’est mieux que rien du tout.

La langue des signes française

Pour cette 10e édition nous avons eu le droit à une conférence surprise passionnante sur la langue des signes française (et non langage !).

Bisounours arc-en-cielJ’ai toujours admiré leur capacité à suivre ces conférences, ce sont en effet des véritables super héros. Un mal de tête me gagnait rien que d’imaginer tout ce qui se passe dans la leur en l’espace de 2 secondes. Sandrine Schwartz a été une oratrice parfaite, extrêmement drôle, très claire et pédagogue.

En LSF (Langue des Signes Française) je n’ai peut être retenu que le signe du bisounours arc en ciel mais j’ai beaucoup appris sur leurs méthodes. Merci encore à elle d’avoir accepté de faire cette présentation.

Du côté du code et des outils

Petit aperçu de mise en application de CSP : Content Security Policy grâce à Nicolas Hoffmann. Un outil permettant de mieux contrôler et maîtriser son contenu front-end. Il semble bien plus simple à utiliser et mettre en place que je ne l’imaginais et j’irai sans hésitation regarder ça de plus près.

Belle explication sur les CSS grid, An Introduction to CSS Grid Layout, par Rachel Andrew. Un outil merveilleux pour mettre en place une structure correcte, sans soucis de balisage et un minimum de classes CSS. Un peu tôt pour le mettre réellement en application mais un véritable atout pour du prototypage rapide et efficace !

Je rentre aussi avec de nouveaux outils que j’essayerai d’employer dans mon quotidien d’intégratrice :

  • Mon extension Firefox Opquast sera complétée par aXe et headingsmaps pour aider à analyser mon code et vérifier l’accessibilité.
  • Le lecteur d’écran NVDA est désormais installé et je n’hésiterai pas à m’en servir.
  • Je souhaitais aussi rendre mon code beaucoup plus clair et universel, et après diverses discussions on m’a convaincue d’aller voir du côté de BEM.
  • Et au vu des retours sur l’outil Grunt je crois que je prendrai le temps de le remplacer par Gulp. Dans tous les cas je lui ajouterai un petit Browsersync pour accélérer mes phases de test.

Méthode et état d’esprit

Le styleguide, bien alimenté il tient ses promesses, par Laurent Guitton, m’a fait prendre conscience que cela pouvait être un outil bien plus complet qu’un simple document présentant la couleur, la police et les éléments d’interface. Je pourrai moi-même l’alimenter en précisant par exemple quel nom de classe correspond justement à ces divers éléments, et soyons honnête, je n’y avais absolument jamais pensé.

Lors de la conférence Death and UX: Digital Afterlife and Digital Legacy présentée par Agnieszka Maria Walorska, nous avons tous pris conscience qu’après la mort, on continue à vivre sur le web.
De nos jours, il faut donc penser à mettre en place un testament numérique et laisser à nos proches des instructions. C’était un sujet difficilement abordable mais elle l’a fait, et bien fait.

En design, il est parfois difficile de valoriser l’étendue du travail car au fond, quand il est bien fait, le résultat est évident et naturel. C’est un point qui a bien été mis en avant par Jean-Philippe Cabaroc lors de sa conférence Vendez votre méthodologie. Il y a démontré qu’il faut révéler le processus au client afin qu’il comprenne l’ampleur du travail.
J’ai particulièrement aimé sa comparaison avec le magicien :

Le magicien impressionne mais il doit pour ça garder son processus secret, alors qu’un designer montre un résultat évident et impressionne en expliquant sa démarche.

orateur-licorneJ’ai aussi pu participer à une informelle sur le responsive web design et comment le présenter aux clients.
Nous étions bien trop nombreux pour correctement débattre sur le sujet, ce qui démontre d’ailleurs qu’on est beaucoup à se poser la question, et nous n’avons donc pas pu finir cette « petite conversation ».
Je suis un peu restée sur ma faim avec pour conclusion un « ça dépend ». Mais au fond il est vrai que cela dépendra toujours de la personne en face de vous et c’est probablement un discours et une démarche à adapter selon votre interlocuteur. Puis ça valait le coup rien que pour voir un orateur licorne.

Design de soi

Je finirai pas les deux conférences qui m’ont le plus touchée, celle de Virginie Caplet dans Confessions d’un serial killer et celle de Marie Guillaumet dans Design de soi : valoriser son identité et son expertise sur le web.
J’ai découvert que je souffrais du syndrome de l’imposteur. Je ne compte pas le nombre de fois où j’ai pu penser que, de toute manière, quelqu’un fera bien mieux que moi et ça dans beaucoup de domaines.

Écrire est un exercice très difficile et très long : je fais d’horribles fautes, n’arrive jamais à trouver la formulation que je désire et me relis une centaine de fois.
D’ailleurs c’est bien pour ça que les réseaux sociaux et moi, ça fait 2. Imaginez moi en train d’écrire un tweet, le relire, le re-relire, le re-re-relire, puis l’effacer, parce qu’en fait je me prends bien trop la tête. Ça je l’ai fait un bon nombre de fois. Et bien c’est la même chose pour beaucoup de mes idées que j’ai cruellement assassinées.

  • Virginie Caplet a fait preuve d’une énergie positive débordante et m’a convaincue de faire plus attention à mes idées mais aussi à celles des autres.
  • Marie Guillaumet nous a submergés de douceur et d’empathie et nous pousse à montrer qui on est, sans détour et qu’on ne vaut pas moins que les autres.

Cet article est né grâce aux conférences et aux échanges que j’ai pu avoir avec les participants mais s’il a réellement pu voir le jour et dépasser le stade de mon esprit, c’est bien grâce à elles.

En conclusion

Si vous n’avez pas pu voir les conférences, je vous conseille vivement de les regarder lorsqu’elles seront disponibles sur le site de Paris web. Vous en sortirez grandi(e)s.
Même si le mieux, c’est encore d’y être !
Pour ma part, cette édition a été vraiment bénéfique. D’ailleurs je ne pensais pas qu’il était possible de faire mieux que les 2 autres éditions auxquelles j’ai eu la chance de participer. Je n’ose même pas imaginer ce que m’apporteront les suivantes ! Vivement la suite !

 

Un commentaire

  1. Alex, ce témoignage empli d’engouement, d’optimisme, d’énergie et de volonté est un régal à lire !! Et je pense que Paris Web devrait songer à te prendre comme ambassadrice tellement tu le vends bien 🙂

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