Blend Web Mix 2017 – Jour 1

Des conférences, des innovations, du fun

Voici un article qui peut vous sembler long mais il y aurait tellement plus à dire… J’essaie ici de vous donner un rapide aperçu de chacune des conférences Blend Web Mix où j’ai pu aller.
Comme je ne vais pas pouvoir résumer en un seul article l’ensemble des infos glanées au fil des conférences, tout ce que j’ai appris, tout ce qui m’a surprise, tout ce qui fait de Blend un évènement incontournable… vous aurez droit à un article par journée de conférences ! Et encore plus de GIFs. Parce que la vie est plus chouette en GIFs.

9h – Keynote d’ouverture : Des startups d’État à l’État plateforme

La notion de start-up d’Etat de façon simple : une start-up c’est petit, vif, et ça peut mourir alors qu’un gros paquebot (l’Etat), d’ici à ce que ça meure, on a un peu le temps de voir venir. L’idée est donc de transmettre les valeurs de start-up (mobilité, flexibilité, adaptabilité) dans les services de l’Etat, pour créer un « service public numérique ».

Au point de départ, il faut de l’indignation (« ce n’est pas possible que ça ne fonctionne pas mieux ! qu’il y ait autant de queue ! qu’on doive attendre autant ! etc… ») et une envie de faire avancer les choses. Quel problème souhaite-t-on résoudre ?

Quelques exemples :

  • La Bonne Boîte, créée pour Pôle emploi.
    Constat: 17% des embauches se font via des annonces. 30% via des candidatures spontanées. Il était nécessaire de mettre en place un outil permettant de mieux mettre en relation les employeurs et leurs futurs employés.
  • Le Taxi, avec comme accroche : « Un clic, un taxi ». Une solution légale et pratique pour l’utilisateur souhaitant réserver un taxi rapidement.
    Constat : Uber, problématique car pas en accord avec le code du travail français mais créé suite à un besoin de simplification pour l’utilisateur.
  • Mes Aides, « un guichet pour les gouverner tous ».
    Constat : Trop de complexité dans le nombre et la variété d’aides. On passe à côté d’aides auxquelles on aurait pourtant droit, faute de savoir à qui s’adresser et de connaitre les conditions de ressources correspondantes.

Dans tous les cas, on s’autorise un service « imparfait », via un bandeau « bêta », indiquant que le site est en cours d’évolution. A noter : il y aura toujours des personnes à qui la nouveauté va déplaire.

Principe de base : on se donne 6 mois. Au bout de ce délai, si les clients sont satisfaits, on continue. Sinon, on arrête.

10h – Workshop « Marketing digital : nouvel enjeu pour les petites et moyennes entreprises ? »

La conférence a duré 10min au lieu de 30… Je ne suis donc pas en mesure de rapporter de contenu ici…

11h – Workshop « Watson ou Le cognitif comme accélérateur de l’expérience Client »

Alors là, j’avoue avoir hésité à faire demi-tour. C’était une conférence « Tech » et… un peu trop pour mon niveau en la matière. Cela dit, c’est vite devenu très intéressant, jusqu’à avoir mon premier « effet wow » finalement !

Nous avons vu comment les chatbots sont désormais en mesure de reconnaitre les émotions de leurs interlocuteurs, via certains mots-clés, ponctuations ou autres (colère, tristesse, joie…) et sont capables d’adapter leur réponse, ou de faire basculer la conversation vers un agent si besoin. La solution Watson offre une combinaison de services pour s’adapter au besoin du client.

Exemple d’application : un ouvrier prend en photo la machine qu’il s’apprête à utiliser. L’application vérifie su la personne est bien formée sur la machine en question. Si ce n’est pas le cas, elle lui transmet un tutoriel pour le familiariser avec cette nouvelle machine.

L’effet WOW dont je parlais : j’ai découvert qu’on était capables de créer des chatbots ayant la capacité de s’auto-former. Si si. Incroyable, non ?!? Si le bot ne connait pas la réponse, son interlocuteur a la possibilité de l’aider, et de lui donner des infos qui lui permettront de fournir cette réponse si on lui repose la question plus tard.

Légende : Moi, à la conférence, en découvrant qu’un chatbot pouvait s’auto-former.

12 – Pause déjeuner

Deux heures à passer dans le Village, pour manger/boire bien sûr, mais aussi pour discuter avec diverses entreprises qui y ont installé leurs stands, rencontrer de nouvelles personnes, ou encore… se faire tatouer ou masser !

14h – Lire et écrire (plus qu’un tweet) à l’heure du numérique ou comment devenir Maître du Temps

Rachel est DirCom et écrivaine, et tient un blog. Oui, tout ça en même temps. Un job à plein temps, une vie sociale, et encore le temps d’écrire 2 romans : Ecosystème et Hotel international.

Vous pouvez lire son blog ici. Mais en attendant, voici ce que j’en ai retenu de sa (passionnante) conférence :

La question qu’on lui pose souvent est bien sûr : « Mais comment tu trouves le temps ?! ».

Rachel nous explique alors que non, le temps ne se trouve pas. Il est. Point. En revanche, il existe une différence entre le temps objectif et le temps subjectif.
Temps subjectif : « Si l’inspiration me vient dans le métro, j’écris pendant 10 stations et j’ai l’impression d’avoir passé des heures devant l’ordi. »
Temps objectif : Un même temps est disponible pour tous, le temps « chronométré ». Ce temps est scindé en portions, par activités par exemple. Plus les portions sont nombreuses, moins on a de temps par portion. Plus les contenus à lire sont nombreux, et moins on a de temps pour lire (d’où la sensation de manquer de temps). Notre temps d’attention par contenu est réduit à l’ère d’internet, car submergés par une multitude de mini-contenus, nous avons pris l’habitude de lire rapidement et beaucoup.

Les auteurs s’adaptent à ce temps d’attention réduit. Ils utilisent des phrases plus courtes par exemple. Nous ne lisons pas moins que nos parents ou grand-parents. Nous lisons davantage de contenus, davantage de diversité, dans un même temps accordé à la lecture chaque jour. Est-ce que cette culture menace le roman ? les articles de fond ? voire les longs métrages ?
Le court n’est pas nouveau. Le haïku par exemple est millénaire, ou les poèmes, les brèves, … Et ça n’a pas tué le roman. Aujourd’hui, on détourne les tweets, format limité à 140 (pardon, 280) caractères, en l’utilisant pour des live-tweets ou pour raconter des histoires, ré-inventer l’écriture en s’adaptant à ces nouveaux formats.
On achète moins de « papier », mais on n’a jamais autant lu. Ce n’est pas un frein à l’activité cérébrale.

La massification des contenus est un moteur de démocratisation culturelle.

Avec le web aujourd’hui, en 3 clics on peut proposer un texte, rencontrer son public… et publier ! (c’est ce qu’il s’est passé pour Rachel).

Nous avons tous un Super Pouvoir : celui d’accélérer ou ralentir le temps. On choisit de dédier du temps à telle ou telle activité. C’est la force du libre-arbitre. Il ne tient qu’à nous d’avoir cette satisfaction de devenir un « maître du temps ».

15h – Le vendeur B to B de demain

Constat : le « client » (potentiel en tout cas) profite de la coupure pub de sa série, de son film, pour surfer, depuis son mobile, choisir son produit rapidement, consulter les avis, les réseaux sociaux… et acheter en fonction. On note que la frontière entre les comportements B2B et B2C est de plus en plus floue : on observe les mêmes comportements pré-achat dans les 2 cas. Les réseaux sociaux et les avis des autres consommateurs comptent presqu’autant que l’avis de proches dans la décision d’achat.

Solution : Il est donc extrêmement important de soigner son image digitale, d’être présent en ligne, et avec une bonne réputation. « Si je tape ton nom dans Google, qu’est-ce que je trouve ? »
On peut (doit) prendre 2h pour se créer un profil LinkedIn, et régulièrement l’utiliser pour liker, commenter, partager… se créer une vraie présence digitale, qui permettra de vendre. C’est le « social saling ».

Méthode : Le management alternatif, qu’est-ce que c’est ?
Les vendeurs ont accès à l’ensemble des métriques en temps réel et peuvent ainsi s’adapter au fur et à mesure de la journée. A la fin de la journée, au lieu de faire le point sur ces métriques pour n’ajuster que le lendemain, le manager demande seulement comment il peut aider, quel serait le grain de sable qui empêche de vendre (le cas échéant). C’est un gain de temps et de pression pour les deux parties, et ce changement dans les émotions joue dans le comportement du vendeur, qui vend mieux en étant dans un cadre bienveillant. Le collaborateur est mis en responsabilité, on lui fait confiance, c’est lui qui a la compétence de vente, pas le manager.
On retiendra l’importance de l’émotion dans la relation Manager/Collaborateur, qui impacte la relation Vendeur/Client.

15h20 – C’est qui le patron ?

Mini-conférence sur le concept (très en vogue) d’entreprise libérale/libérée.

1 – La vision

« Est-ce que ce que je souhaite entreprendre est dans la vision de la boîte / utile à la boîte ? »

  • Qualité – zéro défaut / zéro bug
  • La règle : se faire plaisir, enthousiasmer le client, être rentable.
  • Décisions prises en groupe pour les choix de projets (avec le risque de s’éparpiller).

2 – L’information

On est transparents. Sur les salaires. Sur les charges. Sur la trésorerie.
Ça permet de prendre les décisions en connaissance de cause.

3 – En pratique

  • Dilution de responsabilité
    Les rôles sont tournants, car sinon, si tout le monde est responsable de tout, personne n’est responsable de rien. Il est nécessaire de distribuer les rôles, mais ils sont tournants, changent chaque mois. Ça permet de garder la transparence, et une meilleure distribution de la connaissance.
  • Circulation de l’information
    Pas de « chef » = pas de « pyramide » pour cascader l’info. Du coup, on fait 10min de mini-réunion tous les matins.
  • Gestion de la stratégie
    Via des rétrospectives mensuelles : quels problèmes rencontrés, quels plans d’action, faut-il recruter ? investir ? etc.

15h40 – Sur le dos des éléphants : peut-on baser un business sur Microsoft, Slack ou Facebook ?

Plutôt que d’aller « contre » la concurrence, pourquoi n’irait-on pas « avec » ? Antoine nous donne ici l’image de l’oiseau allant sur le dos de l’éléphant : l’oiseau mange les parasites de l’éléphant, il est donc nourrit, et l’éléphant est débarrassé de ses parasites. Win-Win.

Légende : Superstar et ses groupies

Exemple: Clubble vs Slack, ça a donné MailClark. Un partenariat avec l’éléphant Slack pour lancer une nouvelle application a été mis en place, plutôt que d’essayer de le concurrencer.

16h – Le collaborateur, clé de voûte de la transformation digitale de l’entreprise !

Pourquoi avoir peur que vos collaborateurs communiquent sur l’entreprise sur les réseaux sociaux ? C’est trop tard ! C’est déjà en place.

Vous avez peur du changement, de ne pas maîtriser ? Abolissez les règles. Favorisez la mobilité interne, stimulez les opportunités de collaboration, de synergie entre collaborateurs. Laissez-les découvrir les métiers des autres.

Il faut capitaliser sur le collaborateur pour mettre à profit tout son potentiel.

16h20 – Avec Google, tu cherches ou tu trouves ?

Où il est question des usages qui changent… et qui impactent donc la façon de faire du SEO. On note une forte croissance de la recherche vocale. Il faut donc désormais intégrer des mots-clés « conversationnels » pour son placement en résultats de recherche : « qui, quoi, quand… ». On se positionne sur des questions, pas seulement sur des mots clés.

16h40 – Le web n’a pas besoin de plus de contenu…comment faire passer son message, être visible, se démarquer ?

Vu le titre, je m’attendais à une conférence sur « comment faire passer son message en créant moins de contenu, voire aucun contenu », mais la conférencière nous a surtout expliqué comment créer un contenu différent, avec une stratégie scénaristique. Intéressant, mais ne répondant pas, pour moi, à la problématique de départ (trop de contenus sur le web, pas besoin d’en rajouter).

17h – Lecture 2050 : le futur de l’éducation

Je dois dire que j’ai été tellement passionnée par cette conférence, vraiment très intéressante, sur l’histoire de la lecture, son influence sur le fonctionnement du cerveau, ses possibles impacts futurs… que j’en ai oublié de prendre des notes. Je ne peux que regretter que sa conférence ne soit pas disponible en podcast pour vous en faire profiter…

Sachez qu’en 1h, nous avons parlé de l’évolution du livre écrit par les moines, réservé aux (très) riches et (très) puissants, en passant par St Augustin considéré comme un génie car capable de lire en silence (chose que nous faisons tous sans y penser aujourd’hui)… Puis le livre démocratisé par l’imprimerie, permettant à davantage d’y avoir accès, changeant ainsi également le style d’écriture, on commence les romans,… jusqu’à aujourd’hui, avec nos Kindle, e-books sur mobile… Et demain ? Quels nouveaux outils feront évoluer la lecture ?

 

Et pour patienter jusqu’à l’article de récap’ du Jour 2, voici quelques photos des 2 jours ! (PS: il faut cliquer sur la photo pour voir les autres 😉 )

Note : les photos sont commentées avec les noms des conférences concernées, histoire de savoir de quoi on parle…

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